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Gouvernance climatique & écologique
L'Envert
de l'Écologie
Newsletter mensuelle indépendante · Tunisie & International
Première édition Avril 2026
À propos de cette newsletter

L'Envert de l'Écologie est une newsletter mensuelle née en Tunisie, ouverte sur le monde. Elle secoue ceux et celles qui doutent encore au changement. Elle accompagne ceux et celles qui savent que les transformations socio-écologiques sont impératives.

Cette newsletter n'a pas la prétention de tout expliquer, ni d'offrir des réponses toutes faites. Elle ambitionne quelque chose de plus humble et de plus essentiel : nourrir une prise de conscience collective, défricher des pistes de solutions, et identifier ensemble les leviers d'action qui s'offrent à nous — en Tunisie d'abord, en résonance avec le reste du monde ensuite.

C'est une invitation à regarder en face, à penser autrement, et à agir — chacun·e à son échelle, tou·tes ensemble. Bienvenue dans la lucidité.

01 Mot de la rédaction
Éditorial
« Dans un monde où les crises se superposent, la sobriété n'est pas un repli — c'est une stratégie. Cette lettre est un espace de réflexion critique sur les politiques publiques qui transforment, ou qui échouent à le faire. Numéro après numéro, nous lirons l'envert du discours et de l'action écologique engagée en Tunisie : ce que les chiffres ne disent pas, ce que les institutions tardent à reconnaître, ce que les territoires expérimentent déjà. »
— L'équipe de la rédaction
02 Tunisie en focus
+3,2°C
Anomalie record
Février 2026
9 ans
Sécheresse consécutive
sur la dernière décennie
9 %
Énergies renouvelables
Objectif : 35 % en 2030
Climat
Le thermomètre tunisien ne ment pas

Les données de l'Institut National de la Météorologie confirment un basculement vers un nouveau régime climatique. Février 2026 constitue un record historique depuis 1950 avec une anomalie de +3,2°C. Les cinq années les plus chaudes jamais enregistrées en Tunisie sont toutes concentrées entre 2021 et 2025.

Le pays enregistre neuf années de sécheresse sur la dernière décennie, avec moins de 400 m³ d'eau par habitant·e par an — sous le seuil de pénurie absolue. Mais le signal le plus révélateur réside dans la désorganisation du cycle hydrologique : excédent de plus du double en janvier 2026, déficit au tiers en février. Cette alternance brutale entre excès et déficit est caractéristique du dérèglement climatique méditerranéen — une eau qui arrive de manière extrême, au mauvais moment, dans un système incapable de la capter.

Adaptation
Adaptation climatique en Tunisie : quand le financement d'urgence remplace la planification anticipatoire

Le 4 mars 2026, la Banque mondiale a approuvé un financement additionnel de 50 millions de dollars pour le Programme ResCat, portant son enveloppe à 175 millions de dollars. Ce financement intervient dans le sillage des inondations exceptionnelles de janvier 2026d'une intensité inédite depuis soixante-dix ans.

L'adaptation n'est pas, par nature, une réponse aux catastrophes. Elle est fondamentalement une politique d'anticipation. Financer des programmes post-catastrophe, c'est en inverser la finalité. Sept ans de processus, un plan encore sans adoption formelle. Le Plan national d'adaptation lancé en août 2018 avec 3 millions du Fonds Vert n'a toujours pas été formellement adopté comme instrument d'État contraignant.

Énergie
9 % de renouvelables : neuf ans de retard en un chiffre

En mars 2026, la Tunisie n'affiche que 9 % d'énergies renouvelables dans son mix électrique, pour un objectif de 35 % d'ici 2030. Le pays fait face à un déficit énergétique de 65 %, sa production nationale ne couvrant qu'environ 35 % de ses besoins. Ce retard ne relève pas d'un manque de potentiel, mais d'un déficit de gouvernance et d'incohérence stratégique — la transition restant pilotée quasi exclusivement par le ministère de l'Énergie, sans consultation citoyenne réelle.

Le 28 avril 2026, l'ARP a adopté cinq projets de loi de concession photovoltaïque : El Khobna, Mezzouna, El Ksar, Segdoud et Menzel El Habib — régions marginalisées mais fortement ensoleillées du centre et du sud — pour une durée de 20 ans, prorogeable de 5 ans. Les investissements prévus s'élèvent à environ 500 millions d'euros pour 600 MW de capacité installée. Les attributaires — Qair, SCATEC, Voltalia — sont tous étrangers, les opérateurs tunisiens étant structurellement exclus par des taux d'intérêt locaux de 9 à 10 %, contre 4 % à l'étranger.

L'Observatoire Tunisien de l'Économie a publié une note intitulée "Transition annoncée, souveraineté menacée" : les contrats indexent jusqu'à 80 % du prix de cession de l'électricité au taux euro/dinar sur 25 ans. La STEG assume l'intégralité des risques sans transfert de technologie ni obligation de recourir à des sous-traitants locaux. Les litiges sont arbitrés à Genève. À cela s'ajoutent des risques environnementaux : plusieurs sites sont implantés à proximité de zones Ramsar et de parcs nationaux, sur des terres agricoles, sans étude d'impact obligatoire.

La ministre de l'Énergie, Fatma Thabet Chiboub, a été limogée sur instruction du président Kaïs Saïed le jour même de l'adoption des textes au Parlement, dans un communiqué dépourvu d'explications. Ce geste révèle une fracture réelle au sein de l'exécutif entre pragmatisme financier et rhétorique souverainiste — et nourrit l'incertitude sur la pérennité des engagements pris par l'État tunisien.

Adopter ces concessions sans auditions publiques, sans révision du cadre légal de 2015, et sans mécanismes robustes de contenu local ni de transfert technologique, entérine un modèle qui risque de substituer à la dépendance aux hydrocarbures une dépendance financière et contractuelle tout aussi structurelle.

Eau
L'eau, enfin au centre — mais à quel prix ?

L'approbation par la Banque mondiale, le 31 mars 2026, d'un financement de 332,5 millions de dollars pour la première phase du Programme de sécurité hydrique et de résilience marque une reconnaissance tardive mais nécessaire d'une crise déjà profondément installée. Neuf années consécutives de sécheresse ont en effet sévèrement dégradé les aquifères du pays et accentué la vulnérabilité des usager·ères les plus précaires.

Si le document stratégique « Eau 2050 » trace des orientations ambitieuses — diversification des ressources, dessalement, renforcement du stockage —, il mise davantage sur les technologies numériques, l'intelligence artificielle et la science des données pour piloter une agriculture dite « prédictive ».

Cette approche technosolutionniste, pour séduisante qu'elle soit, ne saurait tenir lieu de réforme structurelle : sans révision profonde des règles d'allocation de l'eau et sans remise en cause du modèle productiviste qui épuise les nappes phréatiques, les innovations techniques ne feront que différer l'échéance. Cette approche est également traitée lors du débat intitulé « Agriculture intelligente : stress hydrique et productivité durable », organisé le 16 avril 2026 à l'université Esprit.

À cet égard, le projet Mar2Protect, qui teste à Oued Souhil un système de recharge des nappes par phytoépuration — roseau, laurier-rose, liège, gravier et sable — mérite attention. Se rapprochant des principes des Solutions fondées sur la Nature, ce système agit sur la ressource en aval sans toucher aux causes profondes de la surexploitation. La « Systématisation de la Recharge Artificielle des Nappes (RAN) » est également proposée dans la Stratégie EAU 2050 comme solution pour répondre à l'aridité et au dérèglement climatique. La donnée et le prédictif sont des outils au service de la sobriété hydrique — non des substituts à la réforme des usages et des droits d'eau.

Le débat national sur la sécurité hydrique, souvent réduit à une équation entre souveraineté étatique et investissement infrastructurel, occulte une réalité pourtant décisive : la gestion durable de l'eau ne peut faire l'économie d'une gouvernance participative, associant pleinement les communautés locales et les agricultrices·eurs qui en sont les premières gardiennes et premiers gardiens.

Déchets & Plastiques
La gouvernance des déchets à la dérive

Plus d'un an après le conseil ministériel restreint du 5 mars 2025 qui avait accouché d'une batterie d'annonces sur la réduction et la valorisation des déchets, le bilan est ambigu. D'un côté, le président de la République a manifestement exonéré les citoyen·nes de leur responsabilité dans la crise, rejetant les tentatives d'attribuer la responsabilité de cette situation aux citoyen·nes — pendant que des député·es tentent de combler le vide par une proposition de loi durcissant les sanctions contre les pollueurs.

De l'autre, à Nabeul, le ministre et son équipe sont encore en train de chercher un terrain pour implanter une unité de valorisation des déchets — projet pourtant annoncé comme prioritaire. Pendant ce temps, le FTDES tire la sonnette d'alarme : la décharge d'Errahma a dépassé sa durée de vie et sa capacité, et la décision du ministre à ce sujet est ouvertement dénoncée.

Ce n'est pas une crise de moyens : c'est une crise de volonté politique, où les annonces servent de substitut à l'action.

Biodiversité
Gambusia, tortues, blés ancestraux et ceinture verte : le vivant tunisien sous pression

Gambusia à Bizerte — lutte biologique ou bombe à retardement ? Le 23 avril, les équipes sanitaires de Bizerte ont introduit le poisson Gambusia affinis dans plusieurs lacs et barrages pour éliminer les larves de moustiques. Le problème : classé parmi les 100 espèces les plus invasives au monde par l'UICN, le Gambusia est lui-même une menace documentée pour les poissons endémiques et les amphibiens locaux. Généraliser le dispositif à 92 ouvrages hydrauliques sans protocole de suivi écologique publié, c'est risquer de soigner le symptôme en aggravant le patient. → Lire plus

Tortues marines — quand la superstition achève ce que les filets commencent. Dans la baie de Gabès, de la viande de tortue marine se négocie jusqu'à 120 dinars le kilo sur le marché noir, vendue comme remède contre le cancer ou la stérilité — alors que sa consommation est associée au chelonitoxisme, une intoxication sans antidote qui a causé plus de 420 décès recensés dans le monde. L'enquête de Nawaat révèle que ni le ministère de l'Intérieur ni celui de l'Agriculture n'ont répondu aux questions des journalistes : ce silence institutionnel dit tout sur la distance qui sépare les textes de loi de leur application réelle. → Enquête Nawaat

Blés ancestraux séquencés — un trésor cartographié, pas encore protégé. La Banque nationale des gènes a annoncé le 25 avril le séquençage complet des génomes du blé dur Mahmoudi et Chili, publiés en libre accès sur Zenodo. L'initiative est scientifiquement remarquable — mais la publication en open access sans cadre de valorisation défini expose ces données à une biopiraterie légale : des semenciers transnationaux peuvent les intégrer librement sans aucune rétribution, en contradiction avec l'esprit du protocole de Nagoya que la Tunisie a pourtant ratifié. La souveraineté semencière ne se proclame pas dans un communiqué : elle se construit dans des mécanismes juridiques que l'annonce ne mentionne pas. → Lire plus

La Ceinture verte — projet de reboisement et de développement économique régional annoncé en janvier 2025 et opérationnelle en 2026, vise à créer une bande boisée protectrice pour endiguer la désertification sahélienne, tout en stimulant les économies locales par la création d'activités agrosylvicoles. L'ambition s'inscrit dans l'esprit de la Grande Muraille Verte africaine. Mais des voix scientifiques alertent : un reboisement mal planifié peut produire l'effet inverse — appauvrissement de la biodiversité locale, monocultures vulnérables aux incendies, artificialisation de milieux fragilisés. Dans un pays où la dégradation environnementale coûte 155 millions de dollars par an, la Ceinture verte doit être un vrai pacte avec les écosystèmes — pas un chiffre communiqué. → Lire plus

01
Climatologie · OMM / Copernicus
El Niño revient — et il pourrait être colossal
Copernicus a publié début avril ses données de mars 2026 : la température moyenne des surfaces océaniques a atteint 20,97°C, la deuxième valeur la plus élevée jamais enregistrée. Le NOAA estime à 61 % la probabilité qu'un El Niño se forme en mai-juillet 2026 — avec une chance sur trois qu'il devienne « fort ». Un super El Niño sur fond de réchauffement anthropique : l'équivalent de sauter en l'air sur un escalator en mouvement.
→ Note OMM
02
Commerce · Union européenne
CBAM : premier prix des certificats à 75,36 €/tCO₂ — la Tunisie en première ligne
Le 7 avril 2026, la Commission européenne a publié le premier prix officiel des certificats CBAM (Mécanisme d'ajustement carbone aux frontières) pour le T1 2026. Les exportations tunisiennes de ciment, acier, aluminium et engrais vers l'UE seront taxées si leur empreinte carbone dépasse les standards européens. Un levier de pression pour accélérer la décarbonation industrielle, mais aussi un risque compétitif majeur pour une économie qui n'a pas encore engagé sa transition industrielle.
→ CBAM Guide Q1 2026
03
Alimentation · FAO / ONU · Jour de la Terre
Systèmes alimentaires mondiaux « au bord du gouffre » face aux chaleurs extrêmes
Un rapport ONU rendu public le 22 avril 2026 avertit que les systèmes alimentaires industrialisés, concentrés sur un nombre restreint de cultures et dépendants d'intrants chimiques, sont structurellement vulnérables aux chocs climatiques. L'agriculture tunisienne, exposée au stress hydrique et thermique, est en première ligne de cette fragilité systémique.
→ Rapport FAO
04
Démocratie · Jour de la Terre 2026
94 élections perturbées dans 52 pays par des extrêmes climatiques en vingt ans
Un rapport publié pour le Jour de la Terre 2026 documente que les événements climatiques extrêmes ont perturbé au moins 94 élections et référendums dans 52 pays ces deux dernières décennies. L'adaptation climatique n'est plus seulement une question environnementale : c'est un enjeu de stabilité démocratique. La Tunisie, dans un contexte de fragilité institutionnelle, est doublement vulnérable.
→ African News
05
Géopolitique · Fossiles · Euronews
La « guerre des fossiles » de Trump : opportunité pour accélérer la transition ?
Dans une tribune publiée par Euronews le 17 avril 2026, des expert·es estiment que la politique pro-fossiles de l'administration Trump pourrait paradoxalement accélérer la réorientation des capitaux vers les renouvelables en Europe et dans les pays du Sud. Analyse séduisante, mais qui fait l'impasse sur les effets de dépendance à court terme et sur la vulnérabilité des économies importatrices de pétrole comme la Tunisie.
→ Euronews

« La science est claire : chaque demi-degré supplémentaire de réchauffement augmente exponentiellement les risques pour les populations méditerranéennes. Les demi-mesures ne sont plus une option. »

— Synthèse GIEC AR7, 2025
Décryptage
« Le pain en Tunisie : entre réforme nutritionnelle et enjeu de souveraineté alimentaire »
Le contexte réglementaire

En Tunisie, le pain dépasse largement sa fonction alimentaire : il constitue un pilier social et politique, chargé d'une forte symbolique, notamment depuis les émeutes de 1984 qui ont marqué durablement la mémoire collective. L'Arrêté conjoint des ministères de l'Agriculture et du Commerce, publié au JORT le 3 avril 2026, met fin à un système hérité du décret de 1979, en relevant le taux d'extraction de la farine panifiable de 78 % à 85 %. L'objectif est louable : améliorer l'apport en fibres et réduire les risques d'hypertension dans un contexte où le pain subventionné représente jusqu'à 40 % de l'apport quotidien en sel.

Ce que la réforme masque

Selon les analyses de l'Observatoire Raqabah, la crise du pain de 2023 ne résultait ni d'une pénurie mondiale ni d'une baisse de la consommation, mais principalement de dysfonctionnements internes : détournements massifs de farine subventionnée, failles de contrôle, absence de traçabilité efficace. Les fraudes et détournements coûtent chaque année environ 250 à 300 millions de dinars à l'État et à la collectivité.

Les chiffres sur le gaspillage sont accablants : environ 113 000 tonnes de pain jetées chaque année, soit près de 42 kg par foyer. En période de Ramadan, 46 % du pain acheté finit à la poubelle — un coût estimé à 105 millions de dinars par an. Subventionner un système poreux revient à financer des inefficacités structurelles.

Une crise révélatrice d'un système fragilisé

La chaîne du blé — de l'importation à la boulangerie — souffre d'un cadre juridique fragmenté, de systèmes d'information insuffisants et de mécanismes de contrôle peu dissuasifs. Cette architecture institutionnelle défaillante ouvre la voie à des rentes, des détournements et une inefficacité chronique des politiques de subvention. Dans ce contexte, une simple amélioration nutritionnelle du pain, aussi pertinente soit-elle sur le plan sanitaire, ne répond pas aux enjeux fondamentaux : transparence des flux, équité d'accès et efficacité des dépenses publiques.

Sobriété, gaspillage et souveraineté alimentaire : le nœud stratégique

La dépendance au blé importé ne sera pas résolue par un ajustement du taux d'extraction. La Tunisie importe 85,3 % de son blé tendre, 33 % de son blé dur et 71,3 % de son orge, dans un contexte international marqué par la hausse des prix et la fragilité des chaînes d'approvisionnement.

Sobriété d'abord, en interrogeant un modèle fortement subventionné — non pour remettre en question la légitimité du subventionnement, mais pour exiger qu'il profite effectivement aux personnes qui en ont besoin. Lutte contre le gaspillage ensuite, non seulement alimentaire, mais aussi budgétaire et institutionnel. Souveraineté alimentaire enfin, car la réponse durable réside dans une stratégie intégrée de souveraineté alimentaire et de transition agroécologique, et non dans des ajustements isolés de la composition du produit. Le véritable enjeu n'est pas seulement de produire un pain plus sain, mais de construire un système alimentaire sobre, équitable et souverain.

Biopiraterie génomique
Digital Sequence Information (DSI) · Protocole de Nagoya · COP15 Kunming-Montréal 2022

Le protocole de Nagoya (2010), ratifié par la Tunisie, était censé mettre fin au pillage des ressources génétiques en imposant un partage équitable des avantages. Mais le numérique a ouvert une brèche nouvelle.

Il suffit désormais de publier une séquence génomique en open access pour que n'importe quel acteur — y compris une multinationale semencière — puisse l'intégrer sans obligation de traçabilité ni de rétribution. C'est la biopiraterie numérique : le patrimoine génétique migre du champ vers les bases de données mondiales sans contrepartie.

Pourquoi ce concept éclaire l'actualité tunisienne
L'annonce tunisienne sur les blés Mahmoudi et Chili en est l'illustration parfaite : une avancée scientifique réelle, et une question juridique fondamentale passée sous silence. La souveraineté semencière ne se proclame pas dans un communiqué — elle se construit dans des mécanismes juridiques.
R1
Étude scientifique · Ressources hydriques
Évolution des ressources en eau douce tunisiennes à l'horizon 2050
Hydrological Processes — Avril 2026
Sans politiques d'adaptation ambitieuses, les ressources hydriques tunisiennes pourraient reculer de 20 à 40 % selon les régions. La crise de l'eau devient le défi géopolitique de la décennie en Méditerranée.
→ Accéder à l'étude
R2
Q&A · Déchets MENA
Waste Management in the MENA Region
Banque mondiale — Janvier 2026
La région MENA génère plus de 155 millions de tonnes de déchets par an, dont 67 % sont mal gérés. La Tunisie y figure comme cas d'école d'un pays doté de textes législatifs avancés mais incapable de les mettre en œuvre.
→ Lire le Q&A
R3
Rapport · Adaptation · UNEP
Adaptation Gap Report 2025 : Running on Empty
UNEP — Octobre 2025
Les besoins en financement de l'adaptation dépassent 310 milliards de dollars par an d'ici 2035 — soit 12 fois les flux actuels. La promesse de Glasgow de doubler ce financement d'ici 2025 ne sera pas tenue.
→ Rapport UNEP
▶ À regarder
Tunisie
La sécheresse en Tunisie… crise de l'eau ou de la gouvernance ?
Podcast SIGNAL · Al Qatiba · 13 avr. 2026
Données climatiques et défaillances institutionnelles : Al Qatiba pose la vraie question politique.
→ الجفاف في تونس.. أزمة ماء أم سوء إدارة؟
Les enjeux environnementaux en Tunisie et le rôle de l'ANPE
Yadoum Podcast 02 · Taoufik Gargouri
Le rôle de l'ANPE, ses marges d'action et les défis de la gouvernance environnementale.
→ Voir sur YouTube
الريع في قطاع الطاقة الشمسيّة — Le système rentier dans les renouvelables
Podcast ALERT · Melekher Ep. 33
Logiques de rente, opacité contractuelle et déficit de transfert technologique dans le solaire tunisien.
→ Voir sur YouTube
International
Présages
Alexia Soyeux · Spectre Média · anthropocène, transitions
La référence pour penser la complexité sans concession.
→ spectremedia.org/presages
L'Envert de l'Écologie · Numéro 01 · Avril 2026
L'Envert de l'Écologie est une newsletter indépendante, engagée, critique et constructive. Elle est fondée sur la conviction que la prise de conscience ne se décrète pas — elle se propage.
Si vous avez trouvé ce numéro utile, partagez-le. Si vous avez des données, des signalements ou des initiatives à faire connaître, écrivez-nous.
Prochain rendez-vous : Mai 2026.
Contact & abonnement : futuresresilient@gmail.com  ·  +216 28 098 112

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